La loi sur la sécurité globale, adoptée mardi 24 novembre à l’Assemblée nationale, inquiète les 14 formations reconnues par la profession, réunies au sein de la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ).

Cette loi nous inquiète en tant que citoyens et en tant que formateurs en école de journalisme. Ne pas laisser filmer les policiers, c’est ne permettre qu’un regard sur les situations, c’est refuser aux journalistes l’accès à un terrain pourtant public.

Les journalistes documentent ce qu’il se passe dans le monde, du local au national et à l’international. Ils doivent pouvoir aller partout, des zones de guerre aux manifestations locales et y rapporter ce qui s’y joue. A cet égard, les violences policières, qui sont une réalité bien documentée maintenant, n’ont pu émerger que grâce à un libre exercice du métier de journaliste.

Nous apprenons aux futurs journalistes que nous formons, à filmer, photographier, documenter ce qui intervient dans l’espace public. Cet apprentissage n’a de sens qu’à condition de cette liberté fondamentale, qui est celle de la presse.

Nous sommes donc fermement opposés à tous les passages de cette loi qui sont susceptibles de remettre en cause la liberté de la presse et la place des journalistes dans la démocratie. Le retrait de toute entrave à l’exercice du métier de journaliste n’est pas simplement un principe, mais une nécessité. Cette nécessité est d’autant plus importante dans le contexte actuel de défiance généralisée envers les médias.

Contact : president@cej.education

Loi sur la sécurité globale

Communiqué

Paris le 26 novembre 2020

Loi sur la sécurité globale

La loi sur la sécurité globale, adoptée mardi 24 novembre à l’Assemblée nationale, inquiète les 14 formations reconnues par la profession, réunies au sein de la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ).

Cette loi nous inquiète en tant que citoyens et en tant que formateurs en école de journalisme. Ne pas laisser filmer les policiers, c’est ne permettre qu’un regard sur les situations, c’est refuser aux journalistes l’accès à un terrain pourtant public.

Les journalistes documentent ce qu’il se passe dans le monde, du local au national et à l’international. Ils doivent pouvoir aller partout, des zones de guerre aux manifestations locales et y rapporter ce qui s’y joue. A cet égard, les violences policières, qui sont une réalité bien documentée maintenant, n’ont pu émerger que grâce à un libre exercice du métier de journaliste.

Nous apprenons aux futurs journalistes que nous formons, à filmer, photographier, documenter ce qui intervient dans l’espace public. Cet apprentissage n’a de sens qu’à condition de cette liberté fondamentale, qui est celle de la presse.

Nous sommes donc fermement opposés à tous les passages de cette loi qui sont susceptibles de remettre en cause la liberté de la presse et la place des journalistes dans la démocratie. Le retrait de toute entrave à l’exercice du métier de journaliste n’est pas simplement un principe, mais une nécessité. Cette nécessité est d’autant plus importante dans le contexte actuel de défiance généralisée envers les médias.

Contact : president@cej.education