États généraux de la formation et de l’emploi des jeunes journalistes : les étudiants des 14 écoles de journalisme de la CEJ rassemblés pour discuter de leur entrée dans le métier

États généraux de la formation et de l’emploi des jeunes journalistes : les étudiants des 14 écoles de journalisme de la CEJ rassemblés pour discuter de leur entrée dans le métier

Les étudiants des 14 écoles de journalisme membres de la Conférence des Écoles de Journalisme se sont réunis les 2 et 3 avril derniers à Paris pour dégager des pistes de travail communes sur les thématiques de la formation et de l’insertion. C’est la première fois qu’un événement associant des représentants de la CEJ et des étudiants des 14 écoles était organisé. De nombreuses propositions ont été faites et seront examinées par la CEJ dans le cadre de la préparation de l’événement national des Etats généraux qui se déroulera à Paris les 3 et 4 octobre prochains.

Des étudiants représentants les 14 écoles membres de la CEJ réunis pour la première fois

Cette rencontre, organisée à Paris à l’initiative de la CEJ, les 2 et 3 avril derniers, était une première. L’objectif? Donner la parole aux étudiants des 14 cursus agréés pour les entendre et leur permettre de partager leur vision et leur analyse de leurs conditions de formation et d’insertion dans le métier.

Une volonté de rapprochement, de reconnaissance et de structuration

Les représentants étudiants des 14 écoles ont tous relevé la pertinence de cette initiative et ont témoigné d’un fort désir de collaboration inter-école, de mise en commun d’outils, de pratiques et de formations. Cette envie de se rassembler sous une étiquette commune a d’ailleurs fait émerger l’idée de création d’une « carte des étudiants en journalisme de la CEJ », qui permettrait une meilleure reconnaissance et protection des étudiants auprès des institutions (forces de police, par exemple). D’autres idées pragmatiques et opérationnelles ont également été discutées, dont la création d’un portail commun qui offrirait des offres d’emploi, une bourse de matériel entre étudiants et anciens des écoles, une aide à l’hébergement pour les étudiants en études ou en déplacement sur le terrain.

De nombreuses thématiques de travail pour les États Généraux

Ces deux journées étaient organisées autour d’ateliers de réflexion dont les thématiques ont été choisies par les étudiants. Quatre grandes thématiques ont été au cœur des discussions dont : l’égalité des chances, l’éthique dans les ressources humaines, le statut de pigiste et les évolutions du métier. 

Égalité des chances. Parmi les thématiques évoquées, les sujets de diversité, de parité et d’égalité des chances ont été mis au premier plan des discussions . Les étudiants ont souligné notamment l’importance de recevoir un enseignement de la part d’un corps enseignant paritaire et diversifié, qui soit représentatif de la société. Ils ont affirmé également leur souhait de voir ces préoccupations mieux intégrées dès le recrutement en école, notamment dans la composition des jurys. Tous insistent par ailleurs sur l’importance de prendre en compte et de défendre les droits des femmes dans le milieu du journalisme. Enfin, l’accompagnement financier des jeunes journalistes notamment ceux dont les revenus sont les plus modestes – notamment via une amélioration du système de bourses, doit être renforcé.   

Ressources humaines. La question de l’éthique en matière de ressources humaines a également été soulevée, avec un débat lancé sur la notion de «métier-passion » qui reste encore souvent un argument en faveur de pratiques managériales néfastes et peu scrupuleuses. La question de la santé mentale a également été largement évoquée – en référence à l’ouvrage de Jean Marie Charon Hier, journalistes (Editions Entremises, 2021) qui fait état de nombreux abandons du métier – avec des propositions concernant la mise en place d’un suivi au service de personnes se trouvant dans des situations professionnelles problématiques (burn-out, harcèlement, etc.) ou ayant vécu, par exemple, des situations traumatisantes.

Le statut de pigiste. Les étudiants ont indiqué souhaiter être encore mieux accompagnés pour entrer dans le métier et vouloir recevoir des enseignements pragmatiques sur la manière de « se vendre », d’établir leur statut administratif ou encore de gérer leur fiscalité. Ils ont aussi réfléchi à un nouveau statut de journaliste qui permettrait de faciliter l’entrée dans le métier.

Les évolutions du métier. Enfin, parmi les sujets abordés, les questions d’évolution des médiums, des pratiques et des enseignements ont longuement été discutées. Si les écoles sont aujourd’hui toutes bien adaptées aux nouveaux médias, les étudiants indiquent vouloir recevoir un enseignement plus agile permettant de faire face aux innovations futures. Ils soulignent également l’importance des enseignements concernant les enjeux environnementaux et sanitaires.

Deux jours riches au service d’États généraux nécessaires

Ces deux journées de travail qui ont réuni étudiants et représentants d’écoles, de la CEJ et également Hervé Demailly, Président de la Conférence nationale des métiers du journalisme, ont permis de poser les premiers jalons d’une feuille de route qui sera étudiée par les écoles et nourrira l’événement national organisé à Paris les 3 et 4 octobre prochains. Cet événement permettra de faire connaître les diagnostics et les recommandations nées des Etats généraux avec l’ensemble des parties prenantes du métier. 

Une première rencontre inter-écoles riche et décisive qui a aussi permis l’émergence d’une idée nouvelle: la naissance d’une représentation étudiante des 14 cursus agréés auprès de la CEJ.

Sexisme dans les médias et égalité des chances : deux rencontres organisées par l’IJBA

Sexisme dans les médias et égalité des chances : deux rencontres organisées par l’IJBA dans le cadre des Etats généraux de la Formation et de l’Emploi des jeunes journalistes

L’IJBA, l’institut du journalisme de Bordeaux Aquitaine, se saisira de la question du sexisme dans les médias et de l’égalité des chances dans le cadre des Etats généraux de la Formation et de l’Emploi des jeunes journalistes organisés par la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ). Deux évènements seront organisés à Bordeaux autour de ces questions en mars et mai.

Une rencontre-débat sur le sexisme dans les médias organisée le 21 mars

Cette rencontre s’appuiera sur une enquête réalisée par les étudiant.e.s en M1 journalisme de l’Institut du Journalisme de Bordeaux Aquitaine et abordera la manière dont ces questions impactent les parcours d’insertion des jeunes journalistes mais aussi la manière dont ils et elles peuvent se saisir de telles préoccupations. Intitulée “Les médias au défi du sexisme, un enjeu pour les jeunes journalistes”, elle réunira autour de la table plusieurs journalistes et chercheurs : Marlène Coulomb-Gully, professeure des universités – Université Toulouse Jean Jaurès Christelle Chiroux, directrice adjointe de l’information – TF1 Isabelle Germain, rédactrice en chef – Les Nouvelles News

Le 21 mars, de 17h à 19h45, à l’IJBA. Entrée libre, sur inscription et dans la limite des places disponibles : journalisme@ijba.u-bordeaux-montaigne.fr

Une après-midi autour du thème “Journalisme, diversité des profils et égalité des chances », le 6 mai

L’un des objectifs des Etats généraux organisés en 2022 par la CEJ est de réfléchir à la manière dont il est possible de continuer à renforcer l’égalité des chances et la diversité dans les écoles au travers notamment des modalités d’accès et de sélection. Dans le prolongement de cette question se trouve évidemment la question de la diversité des profils au sein des entreprises médiatiques. Cette rencontre proposera plusieurs tables rondes qui permettront de discuter des processus de recrutement en école et en entreprise et de confronter les dispositifs-solutions permettant de favoriser la pluralité des profils dans le champ journalistique.

Le 6 mai, de 14h à 18h, au TNBA. Entrée libre, sur inscription et dans la limite des places disponibles : journalisme@ijba.u-bordeaux-montaigne.fr

_____________

LA CEJ :

La conférence des écoles agréées regroupe les 14 cursus de formation inscrits à la convention collective nationale des journalistes. Ces cursus sont agréés par la CPNEJ, la commission paritaire nationale des journalistes. Ce dispositif d’accréditation spécifique à la France existe depuis 1956. Liste des cursus reconnus par la profession : CELSA (Paris), CFJ (Paris), CUEJ (Strasbourg), EJC (Cannes), EJDG (Grenoble), EJCAM (Aix-Marseille), École de Journalisme de Sciences Po (Paris), EJT (Toulouse), EPJT (Tours), ESJ (Lille), IFP (Paris), IJBA (Bordeaux), IPJ Dauphine (Paris), IUT de journalisme (Lannion).

_____________

CONTACT :

Président de la CEJ – Pascal Guénée – president@cej.education

Directeur de l’IJBA – Arnaud Schwartz – arnaud.schwartz@ijba.u-bordeaux-montaigne.fr

Déléguée générale – Anne Tézenas du Montcel – deleguee.generale@cej.education

Communication – communication@cej.education Plus d’informations sur : cej.education

Twitter : @cejournalisme

Lancement des Etats généraux de la Formation et de l’Emploi des jeunes journalistes

États généraux de la Formation et de l’Emploi des jeunes journalistes

La Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ) lance, avec le soutien du ministère de la Culture, les Etats généraux de la Formation et de l’Emploi des jeunes journalistes. Les 14 cursus agréés organisent, cette année, en lien avec la profession, une série d’actions, d’expérimentations et de rencontres dans toute la France. Objectif : améliorer les conditions d’entrée dans le métier des jeunes journalistes. Deux journées de restitution et de partage des bonnes pratiques seront organisées les 3 et 4 octobre à Paris pour l’ensemble des parties prenantes.

Une réponse à un contexte inédit

La crise sanitaire a entraîné une période d’incertitude inédite pour la société française qui a fortement impacté les médias et les journalistes. Outre l’accélération des phénomènes de désinformation, d’enfermement dans les bulles informationnelles, la période a également vu s’accroître la défiance envers les journalistes et les médias.

Face à ces défis, les écoles de journalisme souhaitent innover pour préparer au mieux leurs jeunes diplômés. En consolidant les liens avec les entreprises, en repensant les cursus pour former des professionnels encore mieux à même de traiter et de couvrir l’ensemble des enjeux actuels et futurs – qu’ils soient sanitaires, économiques, climatiques, politiques, sociétaux – et en favorisant l’égalité des chances et la diversité au travers notamment de leurs modalités d’accès et de sélection.

Il s’agira également de renforcer le dialogue entre les étudiants, les jeunes diplômés et les rédactions, afin de réduire l’écart entre leurs attentes et la réalité de l’exercice du métier de journaliste.

Cette initiative de la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ) d’organiser les premiers États généraux de la Formation et de l’Emploi des jeunes journalistes a reçu le soutien du Ministère de la Culture, dans le cadre du plan France Relance.

Des rencontres et des consultations régionales dans les 14 écoles

A cette fin, les écoles de la Conférence des Écoles de Journalisme programment tout au long de l’année 2022 des forums régionaux. Ces rencontres auront pour objectif de réfléchir à la façon dont l’outil de formation et la profession peuvent s’adapter toujours plus finement pour mieux préparer aux mutations de la société. Dans cette perspective, les écoles entreprendront de nouvelles recherches pour mieux analyser les parcours des jeunes diplômés (alternance, origines sociales, etc.).

Une rencontre nationale pour partager des bonnes pratiques avec la profession

Les 3 et 4 octobre prochains, se déroulera l’étape nationale des Etats généraux au Mas à Paris. Pendant deux jours, rencontres, ateliers et tables rondes ainsi que des temps de networking professionnel permettront de restituer les diagnostics faits sur le terrain avec les étudiants et jeunes diplômés dont pourront se saisir les institutions, les écoles, les médias et les partenaires associés.

——

LA CEJ : La conférence des écoles agréées regroupe les 14 cursus de formation inscrits à la convention collective nationale des journalistes. Ces cursus sont agréés par la CPNEJ, la commission paritaire nationale des journalistes. Ce dispositif d’accréditation spécifique à la France existe depuis 1956. Liste des cursus reconnus par la profession : CELSA (Paris), CFJ (Paris), CUEJ (Strasbourg), EJC (Cannes), EJDG (Grenoble), EJCAM (Aix-Marseille), École de Journalisme de Sciences Po (Paris), EJT (Toulouse), EPJT (Tours), ESJ (Lille), IFP (Paris), IJBA (Bordeaux), IPJ Dauphine (Paris), IUT de journalisme (Lannion).


CONTACT :

  • Président de la CEJ – Pascal Guénée – president@cej.education

  • Déléguée générale – Anne Tézenas du Montcel – deleguee.generale@cej.education

  • Communication – communication.etats-generaux@cej.education

  • Twitter : @cejournalisme

Les écoles de journalisme face à la pandémie

Les écoles de journalisme face à la pandémie

Dans le cadre de la série Enseigner le journalisme au 21e siècle de l’UNESCO
et sous l’égide du WJEC, la Conférence des écoles de journalisme organise jeudi 30 septembre 2021, à l’occasion des Assises du journalisme 2021 de Tours, un atelier consacré à l’impact de la COVID-19 sur l’enseignement du journalisme.
Impact de la COVID-19 sur l’enseignement du journalisme en France : concours de recrutement, méthodes pédagogiques, accompagnement des étudiants, insertion professionnelle, relations avec les entreprises médias et la tutelle. Quel bilan tirer de la période écoulée, et quels enseignements en retenir pour la formation au journalisme ?

9h15-10h45 Agilité, innovation, solidarité : retour sur 18 mois d’adaptation permanente

Animé Pascal GUÉNÉE, président de la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ).

  • Agir ensemble face à l’urgence : comment les écoles de journalisme se sont coordonnées. Arnaud SCHWARTZ, secrétaire-général de la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ).
  • Transformer l’enseignement : s’adapter sans cesse à un environnement incertain Rayya ROUMANOS, IJBA, Bordeaux.
  • Adapter l’évaluation : imaginer des méthodes adaptées au contexte sanitaire. Laure COLMANT, EPJT, Tours.
  • Accompagner les étudiants : faire face à un contexte psychique inédit. Sandy MONTAÑOLA, IUT de Lannion.
11h-12h30 Incertitude sanitaire, défis économiques et réglementaires : enjeux pour les écoles de journalisme « après » la COVID-19

Animé par Valérie JEANNE-PERRIER, CELSA.

  • Recrutement des étudiants : conséquences sur les modalités des concours. Corinne VANMERRIS, ESJ, Lille.
  • Spécificité des écoles de journalisme, maintien des cours en présentiel : enjeux de la diversité des statuts face aux tutelles. Roselyne RINGOOT, EJDG Grenoble.
  • Stages, insertion professionnelle : impact sur les relations avec les médias. Pierre GINABAT, EJT, Toulouse, et Eric NAHON, IPJ Dauphine.
  • Travail de terrain : articulation avec l’enseignement à distance. Alice ANTHEAUME, École de journalisme de Sciences Po.

La CEJ rappelle la nécessité de lutter contre les violences sexistes et sexuelles

La CEJ rappelle la nécessité de lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

La Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ) est engagée dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. La diffusion du documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis journaliste » rappelle le besoin de poursuivre cette politique de lutte et de prévention.

Plusieurs des victimes sont des anciennes élèves d’établissements membres de la CEJ. La Conférence tient donc à s’exprimer publiquement et à s’afficher solidaire de ses étudiant.e.s et diplômé.e.s.

La question de l’égalité et du respect est fondamentale pour la CEJ qui, en 2018, a structuré un travail engagé depuis plusieurs années, notamment avec la mise en place d’une mission et d’une vice-présidence en charge de l’égalité et de la lutte contre les discriminations. La Conférence des Ecoles de journalisme met en œuvre de nombreuses actions visant à accélérer la prise de conscience et à partager les bonnes pratiques avec l’encadrement des rédactions. Ceci est particulièrement important lors de l’accueil des étudiant.e.s, que cela soit en stage, au moment des concours ou des premiers contrats.

La CEJ, au nom des 14 écoles, tient à réaffirmer qu’elle rejette toutes les formes de discrimination. Elle porte une vigilance permanente à la sécurité des étudiant.e.s et des journalistes et aux conditions d’exercice de leur profession. Elle affirme que les jeunes diplômé.e.s doivent bénéficier des mêmes opportunités de carrière et du même environnement professionnel, quel que soit leur genre, leur orientation sexuelle ou leurs origines.

Dans cette lutte contre les faits qui ne relèvent pas de « comportements inappropriés » mais de l’intimidation, du harcèlement, ou de l’agression sexuelle, la CEJ demande, si tel n’était pas encore le cas, que les mesures internes nécessaires soient prises et que les signalements qui s’imposent soient faits aux autorités. Ainsi, nos jeunes diplômé.e.s sauront qu’ils et elles peuvent pratiquer le métier auquel ils et elles se préparent en toute confiance.

Fondée en 1998, la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ) regroupe les 14 formations inscrites à la convention collective nationale des journalistes. Elles forment chaque année près de 600 journalistes qui intègrent les principales rédactions de France.
https://cej.education
@CEJournalisme

Contacts :
Sandy Montañola, vice-présidente de la CEJ en charge de l’égalité et de la lutte contre les discriminations : sandy.montanola@univ-rennes1.fr
Pascal Guénée, président de la CEJ : pascal.guenee@dauphine.psl.eu

Loi sur la sécurité globale

Loi sur la sécurité globale

Communiqué

Paris le 26 novembre 2020

Loi sur la sécurité globale

La loi sur la sécurité globale, adoptée mardi 24 novembre à l’Assemblée nationale, inquiète les 14 formations reconnues par la profession, réunies au sein de la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ).

Cette loi nous inquiète en tant que citoyens et en tant que formateurs en école de journalisme. Ne pas laisser filmer les policiers, c’est ne permettre qu’un regard sur les situations, c’est refuser aux journalistes l’accès à un terrain pourtant public.

Les journalistes documentent ce qu’il se passe dans le monde, du local au national et à l’international. Ils doivent pouvoir aller partout, des zones de guerre aux manifestations locales et y rapporter ce qui s’y joue. A cet égard, les violences policières, qui sont une réalité bien documentée maintenant, n’ont pu émerger que grâce à un libre exercice du métier de journaliste.

Nous apprenons aux futurs journalistes que nous formons, à filmer, photographier, documenter ce qui intervient dans l’espace public. Cet apprentissage n’a de sens qu’à condition de cette liberté fondamentale, qui est celle de la presse.

Nous sommes donc fermement opposés à tous les passages de cette loi qui sont susceptibles de remettre en cause la liberté de la presse et la place des journalistes dans la démocratie. Le retrait de toute entrave à l’exercice du métier de journaliste n’est pas simplement un principe, mais une nécessité. Cette nécessité est d’autant plus importante dans le contexte actuel de défiance généralisée envers les médias.

Contact : president@cej.education

Protocole sanitaire des écoles de journalisme ayant obtenu des dérogations pour les travaux pratiques

Les 14 formations en journalisme reconnues par la profession des journalistes requièrent que l’ensemble des membres de leurs communautés, étudiante, salariée, enseignante, continuent à appliquer les gestes barrières et mesures de distanciation physique à tout moment, et respectent le protocole sanitaire suivant dans le cadre des dérogations rectorales obtenues pour la période novembre-décembre 2020.

À noter : ces mesures sont susceptibles d’être ajustées et complétées en fonction des directives en vigueur.

# À L’ÉCOLE
● Porter le masque partout tout le temps, y compris dans les studios
● Changer de masque toutes les 4 heures
● Se laver les mains fréquemment à l’eau et au savon, au besoin avec du gel hydroalcoolique
● Saluer ses camarades et ses enseignants de loin, sans se serrer la main, sans embrassade, ne jamais les toucher
● Laisser plus d’1 m entre chaque personne, en toute circonstance, y compris lors d’atelier ou exercices pratiques
● Ne pas se regrouper à l’intérieur ou l’extérieur de l’école, notamment pour boire un café ou fumer
● Privilégier les pauses individuelles à l’extérieur
● Ne pas prendre ses repas en groupe
● Aérer chaque salle au moins 10 minutes, trois fois par jour minimum

# LA PRODUCTION ET LE MATÉRIEL
Privilégier la production d’informations réalisées à distance, en utilisant tous les outils disponibles pour ce faire
● Emprunter le matériel selon les conditions fixées par chaque école, sur rendez-vous
● Désinfecter le matériel utilisé, avant et après usage : caméras, enregistreurs audio, appareils photos, ordinateurs, terminaux divers…
● Réserver à un usage individuel le matériel

# SUR LE TERRAIN
Dans le contexte de confinement actuel, seuls quelques exercices de terrain peuvent avoir lieu dans des conditions limitées.
1. Le terrain n’est possible qu’en lien avec l’un des ateliers pour lesquels une dérogation rectorale a été accordée pour du présentiel
2. Le terrain n’est possible que sous supervision d’un enseignant identifié qui enseigne en présentiel dans le cadre d’un atelier pratique ayant fait l’objet d’une dérogation rectorale
3. Le terrain n’est possible que si l’élève a instruit la traçabilité de son reportage avec le lieu de tournage, les noms et coordonnées des contacts, les dates et heures des interviews selon les modalités fixées par chaque école

Sur le terrain, il est indispensable de :
● Porter le masque partout tout le temps, pour tous les exercices de terrain, que ce soit dans un appartement ou à l’air libre
● Porter le masque pour tous les déplacements
● Préférer les déplacements individuels, en vélo, ou à pied
● Si le déplacement ne peut se faire qu’en voiture, porter le masque à bord et ne pas monter à plus de deux dedans
● Se laver les mains fréquemment à l’eau et au savon, au besoin avec du gel hydroalcoolique
● Saluer ses interlocuteurs de loin, sans se serrer la main, sans embrassade, ne jamais les toucher, ne pas les équiper soi-même d’un micro
● Se tenir à distance d’1 m de ses sources, en toute circonstance
● Ne pas se placer épaule contre épaule avec un éventuel binôme
● Protéger les micros de cellophanes ou charlottes renouvelées à chaque nouvelle interview

Les 14 formations en journalisme reconnues par la profession des journalistes appellent à la vigilance et la responsabilité individuelle et collective de toutes leurs communautés afin de garantir la sécurité de toutes et tous dans cette période.

Adaptation des modalités de recrutement pour l’année universitaire 2020-2021

Paris le 19 mars 2020

Face aux conséquences de l’épidémie de Coronavirus, les formations de la Conférence des écoles de journalisme travaillent en concertation pour adapter, quand il y a lieu, leurs modalités de recrutement pour l’année universitaire 2020-2021. Leur objectif est de tout mettre en œuvre pour que les candidats.e.s soient le moins pénalisé.e.s possible dans ces circonstances exceptionnelles. 

Les écoles souhaitent notamment que chacun.e puisse présenter les concours de son choix. Elles continueront à synchroniser, comme elles le font chaque année, leurs calendriers de sélection afin de rendre ceci possible.

Les différentes équipes pédagogiques travaillent actuellement aux adaptations nécessaires, en concertation avec leurs établissements respectifs, et rendront publiques au plus vite les éventuelles nouvelles dispositions quant aux modalités de sélection.

En ce qui concerne les admissions, le calendrier initialement prévu est, à ce stade, maintenu, à savoir inscription des admis dans la formation de leur choix le vendredi 3 juillet au plus tard.

Télécharger ce communiqué

Mobilisation étudiants journalisme Lille

Communiqué

Le 13 décembre 2019 - Paris

Des étudiants de l’ESJ Lille ont été placés en garde à vue jeudi soir alors qu’ils assistaient à une manifestation et y prenaient des photos.

La Conférence des écoles de journalisme (CEJ) réaffirme le devoir qu’ont les journalistes et futurs journalistes de couvrir les manifestations comme tous les événements d’actualité au titre du droit du public à être informé.

Elle appelle les étudiants en journalisme qui sont en cours à se réunir dans leurs établissements respectifs, le lundi 16 décembre à midi, munis d’appareils photos, de caméras ou de smartphones, en solidarité avec les étudiants de l’ESJ Lille. Pour les étudiants qui sont en entreprise ou sur le terrain, la CEJ les invite à se manifester à la même heure sur les réseaux sociaux #informerestmondevoir.

 

Pascal Guénée élu à la présidence de la CEJ

Pascal Guénée élu à la présidence de la Conférence des Ecoles de Journalisme

Avec la nouvelle équipe élue au bureau de la CEJ il va poursuivre le travail engagé et positionner la conférence comme lieu de réflexion sur les nouveaux enjeux du métier.

Vendredi 4 octobre Pascal Guénée, directeur d’IPJ Dauphine | PSL, a été élu à la tête de la CEJ, la Conférence des écoles de journalisme. Cette association regroupe les établissements proposant des cursus agréés par la profession et inscrits à la convention collective des journalistes. Il succède à Hervé Demailly, l’ancien directeur du Master journalisme du CELSA.

Le nouveau président a proposé trois axes pour le développement de la Conférence : accroître la visibilité de l’association en France et à l’international, renforcer la présence auprès des tutelles, penser ensemble les évolutions du métier.

Pour Pascal Guénée, la CEJ est à un moment clé de son développement : « Hervé DEMAILLY a su positionner la CEJ comme l’interlocuteur incontournable dans notre environnement. Il nous faut poursuivre ce travail et jouer pleinement notre rôle de laboratoires d’idées et d’innovations pour l’avenir du journalisme. ».

Le nouveau bureau de l’association se compose comme suit :
Pascal GUENEE (IPJ Dauphine|PSL), président. Sandy MONTANOLA (IUT de Lannion), vice-présidente. Valérie JEANNE-PERRIER (CELSA), trésorière. Arnaud SCHWARTZ (IJBA), secrétaire général. Pierre GINABAT (EJT), membre du bureau.

Né le 6 août 1964, ancien journaliste, Pascal Guénée est le Directeur de l’Institut Pratique du Journalisme de Dauphine-PSL (IPJ) depuis 2001. De 2004 à 2016 il a présidé le réseau mondial des écoles de journalisme francophones. En juillet 2019 il a organisé à Paris le Congrès mondial des écoles de journalisme. Il est le trésorier de la Conférence Nationale des Métiers du Journalisme (CNMJ). Il siège au comité exécutif du conseil mondial des écoles de journalisme (WJEC). Il est par ailleurs auditeur de l’IHEST, promotion Irène JOLIOT-CURIE et auditeur de l’INHESJ, promotion Colonel Beltrame. Il est également expert-clé de l’union européenne pour la formation au journalisme.